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rhizomatique et technostructure
Ceaq
Intervention aux « Journées du CEAQ » : LA SOCIALITE POSTMODERNE V  22 JUIN 2004

Raphaël Josset

RHIZOMATIQUE ET TECHNOSTRUCTURE



« la TAZ est un campement d’ontologistes de la guérilla : frappez et fuyez. Déplacez la tribu entière, même s’il ne s’agit que de données sur le Réseau. (…) La « machine de guerre nomade » conquiert sans être remarquée et se déplace avant que l’on puisse en tracer la carte. »
Hakim Bey, TAZ, Zone Autonome Temporaire


En premier lieu et pour débuter j’aimerai préciser que ce qui sera en jeu dans cette intervention sera la participation à la mise en place d’un cadre conceptuel heuristiquement efficace, d’une boîte à outils théorique pertinente pour les « artistes-chercheurs » du 21ème siècle s’intéressant notamment à l’avènement de la socialité postmoderne.
Une socialité postmoderne que j’ai l’habitude pour ma part de qualifier de schizosphérique, en référence donc à la notion de « schizosphère » que l’on peut définir comme une « matrice fragmentée de sphères hétérogènes générant des ambiances multiples », une hypertexture rhizomatique, fractale et chaotique qui forme selon moi le paysage mental en devenir et le paradigme esthétique liée au surgissement d’un néo-tribalisme à l’ère des réseaux de communications électroniques et de la société digitale.
Autant dire à l’ère de la « génération numérique » et technoïde de nos années « ground zéro » contextualisée par une déferlante nihiliste et marquée par une géopolitique du chaos : globalisation du capitalisme post-industriel de troisième type, tribalisation micro-locale, prolifération fractale de machines de guerre nomades, réseaux mafieux, conflits ethniques, fanatismes religieux, terrorisme métapolitique, guérilla et contre-guérilla hi-tech, virus et bombes informatiques, menaces bactériologiques, etc..

Tout un univers fascinant et angoissant de l’ombre, du secret, de la conspiration – des antichambres du pouvoir et des agences de renseignements aux organisations clandestines – théâtre des opérations de cette étrange « part du diable », ce côté obscur, ce démon intérieur, en somme le principe du « mal » comme « centralité souterraine », expression occulte de la tendance lourde de l’espèce humaine à renouer avec son animalité prédatrice. Volonté de puissance destructrice/créatrice. Explosif retour, pour le meilleur et pour le pire, d’une nature refoulée. Effet pervers d’une dénégation des forces vitales, des sentiments, des instincts, des passions, des émotions, des affects.
Renaissance de la « Tragédie », épanouissement des « fleurs du mal » !
Eternel actualité de Baudelaire :

« Serré, fourmillant, comme un million d’helminthes
Dans nos cerveaux ribotes un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l’incendie,
N’ont pas encor brodé de leur plaisants dessins,
Le canevas banal de nos piteux destins,
C’est que notre âme, hélas ! n’est pas assez hardie » (1)

Ce contexte événementiel alimente les nouveaux paradigmes esthétiques qui modélisent les structures narratives de méta-récits relatifs à « l’esprit du temps » et à son imaginaire apocalyptique de la décadence, du déclin, de la chute, de la saturation, de la catastrophe comme point final et comme préliminaire.
Les arts contemporains, la poésie, la littérature, la BD, le cinéma et la « pop culture » en général reflètent souvent cet « esprit du temps », sa texture événementielle, ses valeurs et son imaginaire fait d’archétypes ressurgissant des profondeurs noires de l’inconscient collectif.
C’est d’ailleurs la saisie de ces archétypes et leurs transpositions qui peut faire le succès de tel ou tel scénario.
Outre le cinéma et la littérature, on pourrait là aussi faire référence au « situationnisme » des jeux vidéo opérant des interactions de plus en plus efficace entre le réel, l’actuel et le virtuel.
(voir par exemple les jeux Splinter cell, Rainbow six, Ghost recon, Conflict Desert Storm, etc..)
Mais il arrive aussi que les artistes contemporains recherchent des paradigmes fondateurs et des esthétiques nouvelles reposant sur des métaphysiques prédatrices inexplorées transfigurant radicalement les valeurs en jeu et les formes plastiques, dominantes mais décadentes, car la plus grande œuvre que puisse envisager un artiste, l’œuvre totale, serait de fonder une civilisation.
Ce qui fait bien écho à l’enjeu épistémologique mis en avant par la démarche prospective des différentes avant-gardes contre-culturelles de l’Underground pratiquant en quelque sorte un « nihilisme actif » destiné à provoquer un ouragan qui métamorphosera le morne désert des cultures épuisées pour reprendre la formule de Nietzsche à propos du « dionysisme » et de sa lucide conception salutaire d’une profondeur tragique de l’existence.
On retrouve quelque chose de similaire, quoique inversée, dans 32 décembre (2) la dernière BD futuriste d’Enki Bilal, avec « l’art du mal absolu » (absolute evil art) et les créations d’Optus Warhole alias Jefferson Holeraw, leader machiavélique et tyrannique d’Obscurantis Order, une organisation terroriste sectaire prônant un intégrisme monothéiste absolu.

Quoiqu’il en soit, la compréhension des mutations sociétales en cours ne peut évidemment se faire sans un dépassement des anciennes catégories normatives, sans l’élaboration d’un au-delà du rationalisme cartésien propre à la Modernité et son scientisme positiviste dogmatique.
Il s’agit donc de développer des expérimentations de nouvelles méthodes d’acquisition du savoir et de la connaissance, de nouveaux principes cognitifs, une nouvelle configuration qui prennent en compte le «changement de paradigme» sociétal et son «esthétique relationnelle» novatrice aboutissant inéluctablement à une «rupture épistémologique» avec l’ordre antérieur.
Les « concepts », « outils théoriques » et autres « notions » abordés ici sont comme autant de logiciels, c’est-à-dire des neuro-programmes linguistiques et esthétiques, voire métaphysiques, à développer puis installer ou réinstaller dans nos neuromatrices cérébrales afin de mettre en œuvre un nouveau mode de pensée.
En l’occurrence une pensée sauvage, rhizomatique et nomade en phase avec le nouveau paradigme esthétique postmoderne conditionnant une vision du monde alternative et mutante.
La « raison sensible » intégrant l’intuition, l’instinct et les affects, la « connaissance ordinaire » faisant écho à la « pensée du ventre », au « savoir incorporé » comme à la « pensée de la place publique » proposés par M. Maffesoli à l’instar de l’herméneutique et de la phénoménologie pour penser l’émergence des nouvelles formes de la socialité contemporaine dans le cadre d’une sociologie compréhensive entrent, selon nous, en résonance avec l’idée de « pop analyse » ou de « schizo-analyse » dérivées de la proposition faite par Deleuze et Guattari de « cartographie schizo-analytique » qui est à l’image du rhizome qu’elle prend pour objet et dont elle fait finalement partie.
Ainsi pour Deleuze et Guattari, la pensée n’est pas arborescente et le cerveau lui-même avec son « réseau des réseaux » neuronaux, aurait un fonctionnement rhizomatique.
« La discontinuité des cellules, le rôle des axones, le fonctionnement des synapses, l’existence de micro-fentes synaptiques, le saut de chaque message par-dessus ces fentes, font du cerveau une multiplicité qui baigne dans son plan de consistance.. » (3)

La schizo-analyse s’apparente donc à une expansion rhizomatique de la pensée qui est aussi une anti-généalogie, le contraire d’une histoire et de sa vision linéaire.
L’histoire ayant toujours été écrite du point de vue des sédentaires au nom d’un appareil d’Etat unitaire, les auteurs en appellent donc à une « Nomadologie ».
« Les nomades ont inventé une machine de guerre contre l’appareil d’Etat. Jamais l’histoire n’a compris le nomadisme, jamais le livre n’a compris le dehors. Au cours d’une longue histoire, l’Etat a été le modèle du livre et de la pensée : le logos, le philosophe-roi, la transcendance de l’Idée, l’intériorité du concept, la république des esprits, le tribunal de la raison, les fonctionnaires de la pensée, l’homme législateur et sujet. Prétention de l’Etat à être l’image intériorisée d’un ordre du monde, et à enraciner l’homme. mais le rapport d’une machine de guerre avec le dehors, ce n’est pas un autre « modèle », c’est un agencement qui fait que la pensée devient elle-même nomade. » (4)
Pour la mettre en rapport avec les forces du dehors, pour qu’elle soit en phase avec son environnement et ainsi en prise avec le réel, avec la socialité rhizomatique et sa puissance souterraine, il faut donc faire de la pensée une « machine de guerre nomade » contre le conformisme institutionnel d’un rationalisme morbide et mortifère car réducteur, scientiste, technocratique et figé dans ses certitudes dogmatiques.
« Toute pensée est déjà une tribu, le contraire d’un Etat » affirme Deleuze et Guattari pour qui, par ailleurs, les tribus ou « les meutes, les bandes sont des groupes du type rhizome, par opposition au type arborescent qui se concentre sur des organes de pouvoir. C’est pourquoi les bandes en général, même de brigandage, ou de mondanité, sont des métamorphoses d’une machine de guerre, laquelle diffère formellement de tout appareil d’Etat, ou équivalent, qui structure au contraire les sociétés centralisées. » (5)
C’est donc aussi en ce sens que l’on peut parler de la schizo-analyse comme d’une « pop analyse », une « pensée de la place publique », une « connaissance ordinaire » alimentant et s’alimentant de la « pop culture », de la culture populaire, de sa « sagesse démoniaque », de sa « pensée sauvage » et de son « quant-à-soi » méfiant vis-à-vis de toutes les formes instituées.
La « pop analyse » s’inspire donc de toutes ses créations éthiques et esthétiques, ses mythologies, ses imaginaires, ses pratiques, etc.., circulant au gré des courants, des flux et reflux chaotiques de ce bain nourricier qu’est la vie quotidienne, ce « bouillon de culture » qui est la matrice de la socialité de base.

Cette approche nous renvoie aussi directement à l’idée d’une « pensée en réseau » en acte, entre autre, dans les milieux de la cyberculture et induite notamment par l’avènement planétaire de la technologie informatique des liens hypertextes.(6)
Technologie qui a, rappelons-le, largement contribué à la popularisation de l’Internet en facilitant grandement le mode de navigation mentale dans le cyberespace.
Or, comme l’énonce Theodor Nelson, inventeur du mot, « l’hypertexte est un mode d’organisation des données et un mode de pensée. (…) Il s’agit d’un concept unifié d’idées et de données interconnectées, et de la façon dont ces idées et ces données peuvent être éditées sur un écran d’ordinateur ».(7)
On peut définir cette technique d’agencement comme un système d’organisation spatiale de données composé de fragments multiples interconnectés et tissés dans un réseau à l’aide d’hyperliens.
Il s’agit donc d’une architecture de l’information non-linéaire ou plutôt multilinéaire, multidimensionnelle et multidirectionnelle.
En l’occurrence une architecture baroque, fractale, hétérogène, fluide, interactive, malléable, pliable, intégrant la rupture et la discontinuité et permettant une multiplicité de parcours et de combinaisons dans un médium hybride et digital mêlant le texte, l’image et le son.
On peut donc parler ici d’une véritable « rupture épistémologique » ou d’un « changement de paradigme » à l’égard des formes classiques de la pensée, causes et effets des mutations sociétales contemporaines par l’incidence fondamentale qu’exerce le mode de pensée sur la structuration sociale et inversement.
L’hypertexte comme nouvelle forme discursive induit ainsi le déplacement libre du lecteur ou de l’internaute à travers différents fragments interconnectés. Ce qui constitue une variable transformant la structure figée, hiérarchique et arborescente du texte classique en une forme dynamique et multidirectionnelle.
« Le texte statique s’est transformé en une forme fluide, liquide, dans laquelle l’existence de multiples combinaisons forme une structure rhizomatique ».(8)
Par conséquent, « L’hypertexte comme modèle d’une pensée réticulaire met en cause les formes classiques de la pensée basées sur les concepts de hiérarchie, linéarité, ordre, et transforme la perception et la conception de l’environnement ».(9)
De même le passage du texte à l’hypertexte, et donc aussi d’une technologie analogique à une technologie digitale, n’illustre-t-il pas également à merveille cette rupture épistémologique accompagnant le dépassement du paradigme cartésien et la transposition d’une société industrielle à une société postindustrielle ou encore, et surtout, de la Modernité et de sa technostructure bureaucratique à la socialité postmoderne et son ambiance libertaire, entropique, rhizomatique, interconnexions de tribus en réseaux.

Il n’est pas besoin de refaire ici une généalogie de la technostructure bureaucratique de l’Etat moderne et du processus de rationalisation politico-administrative qui la constitue tout en s’appliquant aux existences de tout un chacun qu’elle cherche ainsi à apprivoiser, domestiquer, contrôler, réglementer, normaliser. C’est un Appareil de capture et de domination, une cartographie du Contrôle avec ses réseaux de surveillance, sa structure arborescente et centralisée, ses forces répressives, de coercition et de mise en ordre.
Mais la technostructure de l’appareil d’Etat ou de ses substituts contemporains doit compter avec le vitalisme irrépressible de la socialité de base et sa « centralité souterraine », sa puissance dionysiaque destructrice/créatrice et son ingéniosité, c’est-à-dire avec « l’underground sociétal » ce conservatoire du savoir et des techniques de résistances populaires qui sont toujours du type rhizome et qui constituent des « machines de guerre nomades ».(10)
Il s'actualise cycliquement de manière paroxystique au cœur d'une nébuleuse complexe et confuse de micro-groupes, "scènes", "mouvances", changeantes et diversifiées, formant autant de tribus affinitaires et de "subcultures pop" plus ou moins réfractaires, alternatives, excentriques, marginales, déviantes, subversives, dissidentes, rebelles, hérétiques, non-conformistes, avant-gardistes et iconoclastes, réalisant ce que certains acteurs et observateurs nomment "le côté obscur de la culture contemporaine".(11)
C'est une « multiplicité » que l'on désignera comme une constellation de « métaformes » mutantes, des forces vitales disjonctives de surpassement résistant à la normalisation, c'est-à-dire à la rationalisation des existences et à la programmation politico-technocratique dans l'administration quotidiennes des choses et donc aussi à l'asepsie sociale, sclérosante et mortifère.
Malgré son aspect liminal, c’est-à-dire volontairement marginal, excentré donc excentrique, elle constitue paradoxalement la figure centrale et invisible de l’humanité.
Elle est en somme l’expression occulte de sa tendance lourde à explorer de nouveaux territoires et poser de nouvelles frontières du possible, dans un sursaut écologique, un réflexe de sauvegarde, sorte d’avatar de l’instinct animal de conservation de l’espèce et de son devenir.
Dans cette recherche de « sur-vie », c’est donc une Volonté de puissance, destructrice et créatrice, qui anime la « culture underground » et sa multiplicité nébuleuse, pour ne pas dire schizosphérique, de centres de recherche de nature inconsciente, c’est-à-dire essentiellement, quoique métaphoriquement, de laboratoires d’expérimentations de valeurs alternatives et par conséquent d’explorations de stratégies sociétales parallèles, voire de modes de vie futurs.
Pratiquant l'art de l'apparition/disparition, ils trouvent refuge et s'organisent au sein de nombreux réseaux labyrinthiques et multidimensionnels composés de « Bohémies », « d’enclaves libres », d' « utopies pirates interstitielles » et autres « zones tribales autonomes », plus ou moins temporaires, qui se camouflent dans les anfractuosités de l'architectonique sociétale, ou aussi, comme l'a écrit le philosophe américain Hakim Bey, qui «émergent de la dimension fractale invisible pour la cartographie du contrôle».(12)
Il s'agit donc d'une sorte d'essence naturelle, un « point de puissance » dans le chaos déterministe des flux de forces vitales en mouvement, une sensibilité libertaire, un « anarchisme ontologique » voire un « nihilisme actif » (Nietzsche) que l'on retrouve de façon cyclique comme des moments d'intensification et de surtension vibrant sur eux-mêmes, des ouragans métamorphosant « le morne désert des cultures épuisées » et décadentes.
Resurgissement donc, tel un éternel retour du refoulé, qui s’inscrit, comme le souligne M. Maffesoli, dans « le fil rouge d’une pensée et d’une action qui s’expriment toujours lorsque la saturation d’un ordre social est particulièrement évidente. »(13)
La machine de guerre nomade de l’Underground a donc avant tout pour objet le tracé d’une ligne de fuite créatrice, alternative et mutante !
Dans le contexte contemporain ce pourrait être de « créer des Situations hautement critiques susceptibles de renverser les paradigmes esthétiques et les programmes neuro-sociaux au pouvoir dans la Babylone de l’information et du Simulacre!! »
Car comme le rappelle Deleuze et Guattari, « des machines de guerre se constituent contre les appareils qui s’approprient la machine, et qui font de la guerre leur affaire et leur objet : elles font valoir des connexions, face à la grande conjonction des appareils de capture ou de domination. » (14)
De même et enfin, « la guerre est bien rencontrée par cette machine, mais comme son objet synthétique et supplémentaire, alors dirigé contre l’Etat, et contre l’axiomatique mondiale exprimée par les Etats. » (15)

Je vous remercie !

(1) C. Baudelaire, “au lecteur” in Les fleurs du mal, Librairie Générale Française, 1972.
(2) Enki Bilal, 32 décembre, Les humanoïdes associés, 2003.
(3) G. Deleuze et F. Guattari, Mille Plateaux, capitalisme et schizophrénie 2, éd. de Minuit, 1980, p.24.
(4) idem, p. 36
(5) idem, p.443
(6) Sur l’hypertexte et son mode de pensée influençant les recherches en architecture et en urbanisme voir notamment le texte “hypertexture”, www.electronicshadow.com/biographies/liquid/hprtxtu0.htm
(7) Theodor H. Nelson, Literary machines, 1981.
(8) « Hypertexture », op. cit.
(9) idem
(10) Sur la « machine de guerre nomade » cf. G. Deleuze et F. Guattari, « Traité de nomadologie : la machine de guerre », in Mille Plateaux, op. cit. p. 434
(11) Artistes cyberpunks, body hacktivistes, évangélistes sataniques, exhibitionnistes des réseaux informatiques, scientifiques transhumains, militant(e)s queer, pirates médiatiques, joyeux mutants, cyborgs, grand prêtre vampyrique, body-buildeuses extropiennes, cobayes humains, pornographes digitaux, artistes numériques transgenres, volontaires pour l'extinction de la race humaine... cf. La Spirale, le e-zine des mutants digitaux, www.laspirale.org et aussi Laurent Courau, Mutations pop et crash culture, une anthologie de la spirale.org, éd. Le Rouerge/Chambon.
(12) Hakim Bey, TAZ, Zone Autonome Temporaire, anarchisme ontologique, terrorisme poétique, éd. L’éclat, Paris, mai 1997 et en copyleft sur le web www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html
(13) Michel Maffesoli, La Transfiguration du politique, la tribalisation du monde, éd. Grasset et Fasquelle, Le Livre de Poche, 1992.

(14) « Traité de nomadologie : la machine de guerre », in Mille Plateaux, op. cit. p. 527
(15) idem, p. 526
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