JOURNéE GüNTHER ANDERS 2008

Après la "Journée Walter Benjamin" de 2007, cet année les Groupes de recherche du CEAQ organisent le 18 juin 2008, une rencontre autour de la pensée du philosophe et écrivain allemand Günther Anders .

Responsable: Raphaël Josset. Coordination: Fabio La Rocca, Stéphane Hugon, Panagiotis Christias

PROGRAMME 18 Juin 15h-17h30
Salle "Mendel C" 1er étage Bâtiment Central
Université Paris Descartes
45 rue des saint pères
75006 Paris 

  • Ouverture & Introduction à la séance: Fabio La Rocca
  • Raphaël Josset: "La pensée de Günther Anders"
  • Frédéric Vincent: " La honte prométhéenne chez Günther Anders"
  • Chloé Charliac: "Le temps de la fin de Günther Anders : analyse d'une ontologie apocalyptique à l'aune de la menace nucléaire"
  • Vincenzo Susca: "Notes sur George Grosz"
  • Stéphane Hugon: "Quelques questions sur technique, série et catastrophe"
  • Débat et questions: modérateur Panagiotis Christias

« Comme la raison d’être des machines réside dans la performance, et même dans la performance maximale, elles ont besoin, toutes autant qu’elles sont, d’environnements qui garantissent ce maximum. Et ce dont elles ont besoin, elles le conquièrent. Toute machine est expansionniste, pour ne pas dire « impérialiste », chacune se crée son propre empire colonial de services... La machine originelle s’élargit donc, elle devient ‘mégamachine’ ; et cela non pas seulement par accident ni seulement de temps en temps ; inversement, si elle faiblissait à cet égard, elle cesserait de compter encore au royaume des machines. A cela vient s’ajouter le fait qu’aucune se saurait se rassasier définitivement en s’incorporant un domaine de services, nécessairement toujours limité, si grand soit-il. S’applique plutôt à la mégamachine ce qui s’était appliqué à la machine initiale : elle aussi nécessite un monde extérieur, une ‘empire colonial’ qui se soumet à elle et ‘fait son jeu’ de manière optimale, avec une précision égale à celle avec laquelle elle-même fait son travail : elle se crée cet ‘empire colonial’ et se l’assimile si bien que celui-ci à son tour devient machine – bref aucune limite ne s’impose à l’auto-expansion ; la soif des machines est inextinguible. » G. Anders

CEAQ
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